ELIA PAGLIARINO, PAINTER AND VISUAL ARTIST
Artiste plasticienne
Née en 1967
Vit et travaille dans l’Aude
Elia Pagliarino nait en 1967 à Pamiers, dans la patrie du compositeur Gabriel Fauré. Artiste plasticienne, peintre, dessinatrice et sculptrice française, elle vit et travaille dans les Corbières.
Née à la croisée d’ancêtres catalans et italiens, elle partage son enfance avec les résidents handicapés de l’établissement où ses parents travaillent. C’est certainement à partir de cet environnement, où l’irrationnel invite facilement à l’imaginaire, que s’est construit son univers de réalisme onirique, ses réflexions sur les apparences, les notions de norme et d’identité.
Elia Pagliarino fera d’abord des études d’arts plastiques puis d’arts appliqués pour exercer son premier métier, graphiste et scénographe. Puis, en 2014, elle se consacrera exclusivement à son activité artistique.
Guidée par le besoin de scruter les apparences et notre part d’animalité, elle créera d’abord des grands dessins d’êtres hybrides, les Contes Sauvages.
Ces premières créations seront à la source d’un travail de fond qui révèlera sa passion pour la recherche ethnographique,
historique et naturaliste.
Elle imaginera tout un monde utopique où les espèces menacées ouvrent la voie aux Espèces en Voie d’Apparition, issues de croisements poétiques, de mutations fantaisistes, ou de rêves anthropomorphiques. Un monde régi par le précepte d’Eugène Ionesco : « La vérité est dans l’imaginaire ».
Les sites géographiques, les étymologies et les définitions sont basés sur les recherches de l’artiste. Un véritable cabinet de curiosités de muséum d’histoire naturelle installé dans des caissons vitrés.
En 2016, les multiples recherches d’Elia Pagliarino lui révèlent toute la richesse et la variété des cultures portées par des aventures humaines individuelles. Elle est convaincue que son travail peut transmettre ce qu’elle découvre.
Elle imaginera alors les « Balises », à la fois supports et contenants de chroniques de vies du monde entier.
Sur ces sculptures en terre cuite émaillée, l’artiste interprète l’histoire en peinture, puis dépose à l’intérieur la trace écrite sur un rouleau de papier.
Sorte de « passeurs d’histoires », ces Balises (près de 270 actuellement) constituent une mémoire collective et populaire,
et ont remporté le 1er prix Pure Art Prize à Battle, en Angleterre.
Une démarche qu’Elia Pagliarino continue de nourrir aujourd’hui, présentée dans de nombreuses expositions individuelles
et collectives, en parallèle de ses peintures où on retrouve les préoccupations récurrentes de l’artiste :
> l’Homme face à la Nature. Elle y exprime cette dualité dans un équilibre toujours précaire, où parfois l’humain domine son environnement, et parfois la Nature reprend ses droits.
> l’Homme support de son histoire, individuelle ou collective. Les corps deviennent un théâtre des vies vécues où les fragments mémoriels s’inscrivent à l’encre sur les peaux, tel des rébus sensibles et parfois énigmatiques.
PREMIER PRIX DE CERAMIQUE : Pure Art Prize, Battle, Angleterre